Printemps des poètes 2024

L’hiver fût court, l’hiver fût-il ?

Déjà la nature vêt sa parure printanière et fleurie. Et le monde littéraire éclot lui aussi : du 9 au 25 mars, le Printemps des Poètes diffuse ses fragrances poétiques de Grâce.

Et comme chaque année, c’est l’occasion de (re)découvrir la portée de la poésie : terreau fertile du Rêve, fleurs de Douceur et d’Amour, épines de Colère et de Rage, anguleux sonnet Politique, toile verbale de Solidarité… vaste voyage au quatre coins des rimes.

ça sert à quoi la poésie ?

c’est le débat latent qui s’est éveillé avec la polémique de cette année. Y-a-t-il une réponse, seule, à cette question, d’ailleurs ?

 La poésie, c’est 

pour égayer les cimetières – pour adoucir le monde – pour dire l’indicible – pour éclairer les ombres – 

La poésie, c’est

ce qui dit l’amour – ce qui dit le deuil – ce qui dit la peur – ce qui dit la peine – ce qui dit la douleur – ce qui dit le temps; le temps long, le temps court; l’intemporel, l’éternité, l’urgence, la course, des pauses – 

La poésie, ça vit, ça meurt, ça prend forme, ça crie, ça pleure. La poésie, ça émeut.

La poésie, ça dérange

les formes – la langue – les règles – le sens des mots/les sens du corps/le bon sens/ le non sens

La poésie, c’est une de ces formes mutantes de la littérature qui dit avec grâce les réalités de notre monde, plurielles, multiples, diverses, et colocataires. 

parfois, elle use des codes 

parfois, elle brusque les codes 

pour dire tant de choses, du futile au nécessaire, de l’utile à l’agréable

 

parler d’un monde en lutte

parler d’un monde qui mute

Parmi les poètes et poétesses

Mélanie Leblanc espère

Galina Rymbu raconte et résiste

Irène Gayraud et Jimmy Beaulieu sextent

Amédine Sèdes stalke

et d’autres

…                                                                 

et vous?