« La langue des choses cachées » de Cécile Coulon

« La langue des choses cachées » de Cécile Coulon

« La langue des choses cachées » de Cécile COULON

Coup de cœur d’Aurélie

C’est l’histoire d’un fils, appelé au chevet d’un enfant malade, dans un village reculé. Il est le fils de sa mère, celle qui devine, celle qui soigne à travers ses mains, par sa présence, par son pouvoir invisible. Il est l’héritier de ce savoir qu’elle lui a transmis et qu’il lui appartient désormais de perpétuer.

Il est attendu et il ne sait pas s’il sera à la hauteur. Il va découvrir un secret latent, enfoui, indicible.

C’est l’histoire des silences et des secrets qui pourtant parlent et transpirent. Des non-dits qui détruisent, qui hurlent en silence, et de ceux qui savent les entendre.

« Au milieu de cette foule aveugle, titubante, certains comprennent les choses cachées. Ils devinent en silence les grands tremblements du corps, les affaissements soudains du sang, ils possèdent le don, la force. Ils se mêlent aux autres et les soignent, les apaisent, ils ressemblent à des hommes et des femmes mais ils portent en eux des décennies de douleur et de joie, ils connaissent le feu, ils l’ont en eux, ils maîtrisent les flammes. »

Ce texte raconte l’héritage par le corps : un langage impalpable transmis de la mère à son fils, un drame sourd qui vibre dans la chair d’un enfant. Dans ces lignes intenses, il est aussi question de notre responsabilité et de notre posture face à ce qui nous habite.

Ce roman dense bouleverse, questionne, il nous met face à la nuit et à la lumière.

« Roman fleuve » de Philibert Humm

« Roman fleuve » de Philibert Humm

« Roman fleuve » de Philibert Humm

Coup de cœur d’Aurélie

« Que d’eau, que d’eau… (…) et qui coule jour et nuit… D’où vient cette eau ? Où va-t-elle ? Sans doute à la mer… Comme il serait plaisant d’aller le vérifier, d’en descendre le cours jusqu’à l’estuaire. Cela ferait une sacrée aventure, n’est-ce pas ?»

Voilà comment Philibert, en longeant les quais de Seine, est pris de l’envie de naviguer le long de la Seine jusqu’à la mer… Il embarque à bord d’un canoë de fortune avec ses amis Adrian et Waquet, sans plan précis ni aucune expérience en navigation, pour une aventure des plus insolites.

De coup de rame en écluse, à contre-pied mais toujours dans le sens du courant, ces joyeux drilles nous emportent dans une aventure cocasse et insolite, jalonnée de surprises et de rencontres toutes plus désopilantes les unes que les autres.

Avec un humour irrésistible et une dérision à toute épreuve, le narrateur improvisé capitaine de bord relate cette épopée placée sous le signe de l’amitié et de la légèreté. Avec en partage son regard drôle et tendre sur les travers de chacun d’entre nous, ses doutes existentiels et sa fantaisie tordante.

« Les écrivains-voyageurs ont l’habitude d’escamoter l’ennui. Ils n’en parlent pas plus que de leur maman. Moi j’ai pris le parti de tout dire. »

Aventuriers-amateurs qui ont trouvé l’occasion, l’occasion faisant le larron, et ici le larron est en foire.
Un roman aux fous rires garantis qui donnera un joyeux coup de rame à votre humeur.